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La GGT est une enzyme membranaire contenue dans de nombreux organes : rein , pancréas, foie, duodénum … La GGT circulante est d’origine hépatique.
L’élévation de la GGT n’est pas toujours d’origine hépatique et l’alcool n’est pas toujours en cause.
. En cas d’alcoolisation chronique la GGT s’élève chez un fumeur excessif sur 2 :
. sa sensibilité est d’environ 55 %
. sa spécificité est estimée à seulement 65 %.
C’est une augmentation modérée inférieure ou égale à 2 à 4 fois la limite supérieure de la normale, tant que le foie est sain.
Elle est due à une induction enzymatique par l’alcool ingéré chroniquement.
Cette faible spécificité incite à une grande prudence dans l’interprétation de cette anomalie.
Le test de décroissance permet de mieux préciser le rôle de l’alcool dans l’augmentation de la GGT :
Un sevrage de 10 à 15 jours entraîne, chez l’alcoolique ne présentant aucune hépatopathie une baisse de la CGT de l’ordre de 50 % et après 2 mois, on retrouve le niveau de base.
Chez un malade ayant une hépatopathie alcoolique (histologique et biologique) la GGT s’élève à 5 à 20 fois la normale. La sensibilité de l’augmentation est de 90 %.
L’abstinence entraîne une diminution de la GGT même en cas de cirrhose. Cependant la normalisation qui n’est pas toujours observée, demande plusieurs mois. L’absence de normalisation ne signifie pas que le sujet continue de boire de l’alcool.
. Parmi les causes d’élévation non liées à l’alcool on peut citer :
. toutes les hépatopathies surtout celles qui sont cholestatiques
. les atteintes pancréatiques dont le diabète.
. Les traitements médicamenteux inducteurs enzymatiques (les barbituriques, la majorité des anticonvulsivants, les antidépresseurs, certains hypnotiques, la progestérone, l’association œstrogène, progestérone, les commariniques, l’aminopynine, l’antypynine).
. Les dyslipénies en particuliers l’hypertriglycéridémie.
. Les thyréopathies représentent une cause classique d’augmentation de la G.G.T essentiellement en cas d’hyperthyroïdie (augmentation dans 30 à 60 % des cas).
A l’inverse l’hypothyroïdie est responsable d’une baisse de la G.G.T cela est en faveur du rôle inducteur des hormones thyroïdiennes.
Une augmentation de la G.G.T a été constatée au cours des thyroïdites auto-immunes : augmentation attribuée à la liaison de la GGT aux immunoglobulines circulantes ‘anticorps anti-thyroglobuline et antimicrosomes thyroïdiens). Ce mécanisme expliquerait aussi l’augmentation de la GGT constatée en pathologie auto-immune, notamment dans la polyarthrite rhumatoïde
. Les insuffisances cardiaques, probablement par les biais du retentissement hépatique (foie cardiaque).
. Des causes plus rares d’élévation isolée de la GGT sont évoquées :
. certaines tumeurs (cérébrales, col de l’utérus, mélanome sans métastase hépatique)
. certaines parasitoses intestinales comme la larnamigrans et la distomatose.
. Une élévation isolée de la GGT chez le sujet normal a été estimée à 5% dans la population générale, ce chiffre incluant les différents facteurs de variation physiologique de l’actualité sérique de la GGT que sont :
le sexe (taux chez l’homme plus élevé que chez la femme), l’âge (l’activité augmente
jusqu’à 50 ans et diminue par la suite), la surcharge pondérale, la grossesse et
l’exercice physique
Au total la GGT est un test simple mais dont l’interprétation doit être particulièrement prudente |